L'art de vouloir toujours bien faire
Appellation d’Origine Contrôlée Graves
Commune de Beautiran
Maîtres d'oeuvre Hélène et René Laffargue
10/15 €
Le Cellier Bordelais était une institution bordelaise dans les années 80/90. Hélène et René avaient créé un vrai bistrot à vins sur les quais de Bordeaux. Pas de carte des vins mais des casiers sur
un mur ou chacun pouvait choisir sa bouteille comme dans une immense bibliothèque. C'était pour l'époque une véritable évolution qui fût depuis reprise par de nombreux établissements en France et à
dans le monde. L'ambiance y était délicieuse et détendue; le cadre était plus que sympathique et la cuisine franche, authentique et frugale. Un jour, ils décidèrent qu'une page devait être tournée
et qu'une nouvelle route devait être prise, celle du vin.
Aujourd’hui, à la tête de 2 hectares, ils vivent au quotidien la vie qu’ils avaient choisie et ce avec un bonheur fou.
L’adjectif est vrai car l’objectif l’était: Travailler une propriété de taille modeste à deux, à l’ancienne et enfin en vivre…
Ce n’est plus une vision mais une réalité.
Le Clos du Colonel a pour origine le grand-père de René qui était militaire de carrière, Pharmacien Colonel dans les colonies.
Leur maison est encore remplie de souvenir de cette époque d’aventures et d’explorations.
Bon vivant, ayant compris les bienfaits du vin, René souhaitait lui rendre hommage au travers de cette cuvèe.
Plantés en Cabernet
Sauvignon et Merlot sur la commune de Beautiran, ces vignes de graves sont orientées plein sud.
" Mon objectif est de favoriser le travail de prévention manuelle pour éviter le plus possible tout traitement chimique. " nous explique Hélène.
La taille de la propriété est à la mesure du travail à effectuer.
Seul la jument "Madelon" en traverse ses rangs.
Aucun désherbant n'est utilisé, c'est un vrai choix.
L'aération du sol est essentielle à la vie des micro-organismes, ainsi le travail du sol se fait en douceur.
C'est la garantie d'une terre saine et vivante, laissant par là même le terroir s'exprimer dans sa pleine authenticité.
La vigne n’attend pas comme en cuisine, un plat sur le feu doit être surveiller en permanence.
Fin juin les rangs sont parcourus pour faire tomber un tiers environ des grappes pour permettre une bonne aération, éviter les attaques du botrytis et favoriser la maturité du raisin.
Le mois de juillet est consacré à l'effeuillage, opération qui a pour but de laisser les rayons du soleil effleurer au maximum chacune des grappes.
Fin septembre, début octobre les vendanges, uniquement manuelles, permettent de sélectionner les meilleurs raisins.
Les faibles rendements d'une moyenne de 33 hectolitres l'hectare offrent des raisins très mûres.
Les pressoirs automatiques n'ont pas lieu d'être et l'huile de coude est tout aussi efficace, "al natural".
Là commence le vrai travail d'orfèvre, la vinification.
Les fermentations surveillèes nuits et jours, comme l'eau sur le feu, vont determiner la qualité du millésime.
L'instinct est alors essentiel dans la prise de décisions.
La dégustaion est régulière, continue, jusqu'à la fin des fermentations.
Les jus sont ensuite mis en barriques de chênes pour une période de douze à seize mois d'èlevage.
Hélène et René sont seuls et le travail ne manque pas tout au long de l'année.
Les vins produits sont fins et délicats mettant en exergue toute la complexité du terroir des Graves.
Leurs longueurs sont belles et élégantes.
Le travail y est bien fait et les résultats sont dans le verre.
On boit du vrai vin ou les modes n’ont aucun effet.
Leurs vins leur ressemblent, naturels, sensibles, délicats, heureux, francs et élégants.
2002 / La robe d’un rubis parfait met en confiance.
Son nez de sous bois est charmant.
Ses tannins ouverts sont agréables.
Sa finale est longue et épicée.
2003 / Sa robe d’un grenat foncé est avenante.
Puissant et délicat il séduit par sa précision.
Le terroir parle franchement avec séduction.
Vendredi 8 février 2008
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08
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/2008
12:48
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Par Le Courtier
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